




Tous les
deux ont une structure, un rythme, un message à faire passer qui n'est
pas toujours apparent, un style, des interprétations diverses. On ne
parle pas comme dans la poésie et le combat est bien différent
des formes figées que nous connaissons. Un poème peut parler
un sujet sans jamais en mentionner le mot même, laissant au lecteur
le plaisir de le découvrir, de même le kata peut cacher des techniques
sans les dévoiler ouvertement. Les deux formes, kata et poème,
demandent une réflexion pour être compris profondément,
et lorsque plusieurs années après les avoirs découverts
ont se repenche dessus, notre vécu, notre expérience nous permettent
de les envisager sous un autre regard.
Ainsi les techniques appliquées en combat peuvent arborer un aspect
bien différent que ce que montre de manière stylisé le
kata tout en le respectant. De même le langage quotidien est bien éloigné
de la poésie et pourtant celle-ci met en mots nos sentiments, nos espoirs,
nos peurs,...
Imaginez-vous un monde sans poésie ? un karaté sans kata ?
Areski
Edito
Comment comprendre la kata ?
Pour nous occidentaux la figure de style que représentent les formes
codifiées semblent échapper à notre compréhension...
Comme les techniques du karaté sont souvent comparées au langage,
j'aimerai faire l'analogie suviante, le kata est similaire à la poésie.
Lors de ce séminaire nous aborderons
l'étude des formes (kata) et leurs applications en cherchant à
dégager une méthodologie pour permettre à chaque participant
d'être capable de trouver ses propres applications.
Les katas étudiés seront : tekki shodan, nidan et sandan,
bassai-dai, gangaku et meikyô.
Un document support écrit sera distribué à chaque participant.
Il est possible de participer qu'à un ou plusieurs cours sans suivre
la totalité du séminaire.
Séminaire ouvert à tous les niveaux (minimum 1 an de pratique
requis).
Pour
plus d'information cliquez ici
Support
écrit du séminaire 2008

La posture est
importante, le dos doit être droit c'est-à-dire verticale et
la tête aussi. Le port de la tête n’est pas évident. Trop
souvent celle-ci penche vers l’avant, le regard est dirigé vers le
sol et le champ de vision est alors réduit ce qui empêche de
voir clairement les actions de l’adversaire. Pour avoir la tête droite,
il faut que le regard soit à l’horizontale et on devrait pouvoir poser
un livre sur le crâne sans qu’il tombe. Certains préconisent
de rentrer le menton pour protéger le coup, je pense que cela peut-être
utile lors d’un combat à distance très courte mais cela donne
de la rigidité à la posture et entraîne donc un manque
de disponibilité.
Si la tête penche vers l’avant le dos va suivre et perdre sa verticalité
et par conséquence votre posture globale sera déconnectée.
Lorsque la tête n’est pas bien positionnée la posture perd son
homogénéité et donc devient moins résistante.
Vous pouvez faire l’exercice suivant avec un partenaire : demandez lui de
se mettre en hachiji-dachi et de tendre le bras en seiken tsuki. Dans un premier
temps il se positionnera la tête penchée en avant et dans un
deuxième temps la tête correctement placée à la
verticale. Appliquée des petites poussée vives sur son bras
tendu. Dans le premier cas il n’arrive pas à encaisser les coups, son
corps se déséquilibre, dans le second le choc est absorbé
sans difficulté.
Il faut donc toujours vérifier sa posture des pieds… à la tête
!
2ème séminaire
d'été à Meudon-la-Forêt
du 29 juin au 3 juillet 2009
avec
Areski OUZROUT